L'origine
J'ai appris à raconter face à un vrai public.
Pas de réseaux sociaux, pas d'algorithme à comprendre, pas encore de mot pour appeler ça. Juste une caméra, un site perso, et l'envie de faire rire des inconnus. Une web série, des courts-métrages, une vidéo par semaine en période active, sur plusieurs années. Deux copains, pas de budget, pas de formation, personne pour me corriger.
Pas d'école d'audiovisuel, pas de mentor. J'ai appris à raconter en publiant, face à une vraie audience qui répondait, qui revenait, qui s'attachait. À cette fréquence, on apprend vite ce qui touche et ce qui fait revenir.
Le tournant
En 2012, le passe-temps est devenu le métier.
J'ai arrêté de filmer pour faire rire mes copains et commencé à filmer pour les autres. Des contraintes, des délais, des histoires qui n'étaient pas les miennes à raconter. C'est là qu'on apprend l'autre moitié du travail : servir le récit de quelqu'un d'autre sans y perdre le sien.
Les vidéos qu'on me redemandait, ce n'était jamais pour la technique. C'était pour un visage déjà croisé, un personnage revu d'un épisode à l'autre. On ne revient pas pour une belle image. On revient pour quelqu'un.
C'est exactement pour ça que je travaille avec des entreprises aujourd'hui, et pas pour faire un joli film de plus. Une entreprise, c'est une équipe, des têtes qu'on peut suivre dans la durée. De quoi construire une histoire qui continue, au lieu d'un objet qu'on regarde une fois. C'est tout le principe de La Série.
La méthode
Léger en structure. Toujours soigné dans le travail.
Je suis votre interlocuteur unique, du brief à la livraison. Je filme, je monte, je livre. Pas de chef de projet, pas de « on va voir avec le monteur » : le monteur, c'est moi. Je m'engage personnellement sur le soin, le récit, le détail.
Et mon travail commence avant la caméra. Souvent, la personne que je filme, un dirigeant, un collaborateur, passe devant l'objectif pour la première fois. Je prépare le message, je la mets à l'aise. Un propos préparé, quelqu'un de détendu, le reste suit. Un rendu fait pour durer, aussi : quelque chose qu'on montre et qu'on réutilise, pas un film qu'on regarde une fois.
J'anime aussi Le Vidéo Club, une communauté d'une centaine de pros de l'image à Toulouse. Quand un projet demande plus qu'une caméra, je ne choisis pas un prestataire au hasard, je fais appel à des gens que je connais et en qui j'ai confiance. Drone, équipe son, captation multi-caméras. Vous gardez la simplicité d'un freelance, avec la capacité d'une équipe le jour où elle est nécessaire.